Le Gor du Vauseyon

LE SITE :

Au nord-ouest de Neuchâtel, aux abords du centre ville et pourtant en pleine nature, ce site façonné par le Seyon, représente un véritable îlot de paix.

Le Seyon qui a creusé son lit en ces lieux ressemble, la plupart du temps, à un ruisseau sinueux qui se tortille à travers les galets et les rochers jusqu’au point où, en une courbe gracieuse, il saute dans deux bassins d’eau claire. Là, au cours des siècles, l'eau a creusé et sculpté la pierre.

En période de crue, le Seyon se transforme en torrent impétueux qui se déverse, avec fracas, dans une gorge profonde.

Son débit peut passer alors de 1 à plus de 35 m3/s.

Merveilleux site naturel et historique de l'époque pré-industrielle en ville de Neuchâtel (Suisse), il a été sauvé de la destruction par la famille Philippe Graef en 1985.

Différentes structures mises en place se chargent de sa sauvegarde et de sa conservation.  Le mot "gor" vient de la présence d'une chute d'eau.

On utilisait la différence de niveau d'eau pour fournir de l'énergie aux différentes machines de cette époque pré-industrielle grâce aux roues de moulins. 

L'HISTOIRE       

Le site "près le pont Vaux Seyon" est exploité dès le milieu du XVIe siècle.

Guillaume Bourgeois construit le premier moulin en1559. Vingt ans après, la plus grande crue qu’ait connu le Seyon fracasse les deux rouages dont il ne reste actuellement que quelques traces d’ancrage.
 
En 1613, Jean Chambrier, gentilhomme du prince Henri II, et son épouse Suzanne Merveilleux acquièrent la propriété et construisent le moulin à cheval sur la rivière. Un linteau de 1614 arborant leurs armoiries est parvenu jusqu’à notre époque.
Le moulin est alors loué et exploité par une lignée de meuniers.
Il comporte trois rouages et sera complété par une scie et un martinet dans le courant du XVIIe siècle.
Le bâtiment du moulin a subsisté dans son entier jusqu’en 1937, date à laquelle la partie supérieure a été démolie sur ordre des autorités cantonales qui avaient estimé l’immeuble vétuste et dangereux. Dès lors, la récente restauration n’a pu se faire que sur les éléments inférieurs restés en place  après la démolition.
En 1797, construction de la “ Grande Maison ” qui sera
tour à tour brasserie à bière, propriété d’un confiseur (qui transforme la vieille scierie en moulin à gruau pour obtenir une farine très fine), fabrique de chapeaux de paille puis propriété d’un paysan horloger avant d’être acquise, en 1884, par  “Dame     Augustine Wilhelmine Brück Voigt ” originaire de Prusse. A sa mort, son mari lui succède et, dès lors, on parlera à 
Neuchâtel de “ La Maison du Prussien ”.
Celle-ci est restaurée dès 1985 par Chantal et Philippe Graef qui la transforment en restaurant puis en hôtel en 1991. 
En mai 2000, elle devient propriété d’une fondation issue de
l’Association du Gor du Vauseyon.
Trois organisations à but non lucratif sont actives dans la mise en valeur du site: 
 
L‘ASSOCIATION DU GOR DU VAUSEYON: créée en 1986. 
Son but: protéger et valoriser le magnifique site du Gor du Vauseyon. 
De nombreuses passerelles construites, en partie par les membres, permettent de se promener au-dessus des falaises, tout autour du Gor, et, en passant sous le tunnel des CFF, de suivre le chemin pédestre “ la Voie révolutionnaire ” qui mène de
Neuchâtel à Valangin.
 
LA FONDATION des MOULINS du GOR: créée en 2000. 
Son but: faire partager au plus grand nombre de personnes  possible la magie des mécanismes d’antan et devenir un “centre d’interprétation des techniques des roues à eau ”.
A la suite d’une étude du relevé des lieux, une première étape décisive a été franchie en automne 2006 avec la protection de la voûte du moulin de 1614 .
 
LA FONDATION DU GOR: créée en 2000.
Elle est propriétaire de la Maison du Prussien, bâtiment principal et historique du lieu qui abrite un hôtel - restaurant gastronomique (16 points GaultMillau) dirigé par le Chef Jean-Yves Drevet.
Son but: Gérer le bâtiment, l'entretenir et le louer à un restaurateur.

 

 

 

 

 

 

- La Fondation "Gor du Vauseyon":

 

 

Définition du mot: GOR

Go, Gor, Gordanne, Gore, Gort, Gougra, Gour, Goura, Gourd, Gours, Gourze, Gurles

Flaques d´eau retenues par des petits barrages de carbonate de calcium, le long d´un cours d´eau, étang, mare, par extension torrent. Patois jurassien go, goé, « flaque d´eau », vieux français gord, gourd, « partie d´un cours d´eau aménagée pour que le courant n´y soit pas trop rapide, par exemple pour y laver le linge, ou comme retenue pour un moulin; pièce d´eau poissonneuse, cascade, gouffre, tourbillon », ancien français go, gour, « bas-fond du lit d´une rivière, d´une mare », gord, « étendue d´eau », roman gore, gour, gourd, goure, gourg, latin populaire *gorga, latin gurges, « tourbillon, gouffre, abîme, eaux profondes », gaulois *gorto « trou d´eau ». Il faut aussi noter le gaulois gortia, « enclos, haie », dont certains toponymes comme Gort pourraient aussi dériver.
Go d´Ameré (Boécourt, district de Delémont, Jura);
Gor du Vauseyon (Ville de Neuchâtel);
La Gordanne, cours d´eau affluent de l´Eau Noire, La Gordanne, Grande Gordanne, domaines (Féchy, district d´Aubonne, Vaud);
Le Gore Virat (Corcelles, district de Moutier, Jura bernois);
Le Gort, hameau (Chardonne, district de Vevey, Vaud);
La Gougra, cours d´eau affluent de la Navisence (Val d´Anniviers, Valais);
Le Gour Bleu (Cascades du Hérisson, Jura);
Gour de Comborsin, étang (Rougemont, Pays-d´Enhaut, Vaud); (Pays-d´Enhaut, Vaud);
Goura a peut-être la même origine, hameau (Savièse, district de Sion, Valais);
Gourd de la Plane, maison isolée d´alpage (Château-d´Oex, Pays-d´Enhaut, Vaud);
Vers les Gours, lieu-dit près de deux étangs (Montagny-les-Monts, district de la Broye, Fribourg);
Gourze, Mons Gurgii en 1140, Goursi en 1316, Goursiz en 1397, hameau de la commune de Forel, et Tour de Gourze, mentionnée en 1279, à la limite des communes de Cully, Forel et Riex (District de Lavaux, Vaud);
Les Gurles, zône de hauts-marais, a peut-être la même origine (Maules, district de la Gruyère, Fribourg).
Voir aussi Beaugourd, Gorge, Gorgier, Grandgourt.